Les séries Netflix Marvel classées de la meilleure à la pire

1 210

J’ai honte d’avoir regardé toutes les séries Marvel de Netflix. Le début était très encourageant, des vilains moins caricaturaux que dans les films, des thèmes adultes creusés, et surtout, une superbe touche cinématographique avec un travail original sur les couleurs et les ombres. Et des combats violents, dont un plan séquence prometteur au début de Daredevil… Puis le reste n’a pas forcément suivi *tousse* Iron Fist *tousse*. Voici mon classement personnel, de ma saison préférée à celle que j’ai le moins aimée.


Daredevil saison 3 (2018)

Excellent, rien à redire. La réalisation et la tension sont au top, le plan séquence de la prison m’a extrêmement marqué, ainsi que l’attaque du convoi. Un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles. Le scénario est palpitant du début à la fin, les personnages sont tous creusés et intéressants. J’ai pris une claque.

Jessica Jones saison 1 (2015)

N’appréciant pas le personnage de Jessica Jones, j’ai eu du mal à accrocher aux premiers épisodes, jusqu’à l’entrée en scène de Kilgrave. J’ai été magnétisé par la performance de l’acteur David Tennant, chacune de ses apparitions crevait l’écran. La sensation de menace et de danger irradiant de lui malgré sa contenance calme était particulièrement saisissante : un personnage complètement en contrôle de par son contrôle des autres. Aussi, la notion de perte de contrôle de cette manière est tout simplement terrifiante. J’étais juste frustré par Jessica ne voulant pas tuer une seule personne dont chaque respiration pouvait signifier un grand nombre de morts innocentes.

Daredevil saison 1 (2015)

L’entrée dans cet univers sombre et violent des héros secondaires Marvel. Magnifique photographie, du sang, et un excellent plan séquence inspiré par le film Coréen Old Boy. Malheureusement, cette scène en début de saison a créé en moi beaucoup d’attentes car je pensais que tous les combats seraient de cette qualité. Donc j’ai trouvé la suite décevante, je n’ai pas accroché à la voix forcée et constipée de Vincent D’Onofrio en tant que Wilson Fisk, et j’avoue m’être vite lassé des questionnements internes de Daredevil. Au moins, c’est une des rare saisons Marvel Netflix avec un bon rythme, et elle plante le décor.

Luke Cage saison 1 (2016)

N’étant pas familier de l’univers d’Harlem, j’ai apprécié la découverte en musique et la performance de Mahershala Ali en tant que Cornell « Cottonmouth » Stokes, le méchant. En revanche, j’ai trouvé que la deuxième partie passait à une toute autre ambiance avec Diamondback; même si ça avait un côté très rythmé, ça allait trop loin dans le côté comics et je n’y ai tout simplement pas pris goût. J’ai aussi pris en grippe la présomptueuse Misty Knight et la moralisatrice inutile Claire Temple, et ce dans toutes les saisons où elles apparaissent même si je ne vais pas le répéter.

Daredevil saison 2 (2016)

J’ai beaucoup apprécié les personnages du Punisher et d’Elektra ainsi que leur relation opposée avec Daredevil, mais le reste est vraiment très plat. Encore pire que plat en fait, tout ce qui tourne autour des ninjas frise le ridicule, tant au niveau de l’histoire que des combats contre des bandits masqués interchangeables. Sans les deux personnages suscités que j’ai grandement aimés, cette saison serait dans les douves de mon classement.

Luke Cage saison 2 (2018)

Je souligne la présence de Bushmaster, le Jamaicain charismatique. C’est un personnage intéressant et qu’on a envie de suivre et voir réussir malgré ses dérives. Le passage de la traque avec les voitures du son gang qui patrouillent Harlem m’a bien marqué, notamment de par les omniprésentes basses rythmiques qui donnent aux patrouilles une aura sinistre. En défauts, je n’en pouvais plus de Mariah Dillard en roue libre, et de sérieux problèmes de rythme avec de longs passages où rien ne se passait.

The Punisher saison 1 (2017)

Jon Bernthal qui joue Frank Castle a une grosse tête, c’est marrant quand on le voit sur les mêmes plans que le très fin Ben Barnes jouant Billy Russo. Après le début éclatant du Punisher dans la deuxième saison de Daredevil, on se retrouve maintenant avec du surplace assez mou, et c’est la première saison de ce classement qui ne fait plus aucun effort notable sur sa photographie. En points positifs, les thèmes du stress post-traumatique et des vétérans qui reviennent après la guerre sont bien abordés, mais c’est vraiment très long à se mettre en place. J’ai bien aimé Dinah Madani, l’agent de Homeland, sa présence permet de respirer un peu en contrepartie d’un Frank Castle très dramatique et testostéroné.

Iron Fist saison 1 (2017)

La famille dysfonctionnelle des Meachum et Colleen Wing ont fait que j’ai réussi à tenir, contrairement à un Danny Rand absolument insupportable. On l’attrape à une étape de son parcours où il a obtenu le privilège d’obtenir le pouvoir de l’Iron Fist Immortel, mais le personnage n’a aucune maîtrise de soi, il est resté le petit enfant de son départ. Et surtout, les combats sont vraiment mauvais (à part peut-être le Drunken Master ivre qui était plaisant à regarder), ça aurait été mieux d’utiliser un acteur capable de faire du kung-fu plutôt que de compenser par des cuts de caméra. Ah et encore des ninjas imbitables, même si au moins cette fois ils ont un visage.

The Punisher saison 2 (2018)

J’ai senti des influences Léon, Terminator, Heat et John Wick, sans rien faire pour les mériter, avec en plus des musiques très mal utilisées qui plombent l’action. Les personnages sonnent tous comme très artificiels, et il y a tellement de situations qui auraient été évitées avec un minimum de communication que c’était particulièrement frustrant à voir se dérouler. Billy Russo et sa psychiatre ne connaissent même pas Google pour en savoir plus sur ce qui est arrivé à Frank Castle, alors qu’on voit Amy le faire un peu plus tôt. Beaucoup trop de remplissage et de bouts de scénario collés ensemble façon puzzle. D’ailleurs, le visage de Jigsaw n’est pas assez abîmé pour justifier sa haine au spectateur.

The Defenders (2017)

Visuellement fade, pas de thème intéressant, encore ces fichues histoires de ninja à n’en plus finir. C’est marrant de voir Sigourney Weaver ainsi que les héros réunis, mais à part ça c’est sans intérêt. Heureusement que c’était court !

Iron Fist saison 2 (2018)

On ne comprend pas vraiment pourquoi les méchants sont aussi méchants, notamment Joy Meachum qui était pourtant raisonnable lors de la première saison. Du coup, difficile de suivre le développement des personnages. J’ai juste apprécié le côté « et si l’Iron Fist était utilisé de manière radicale pour tuer », justicier avec soif de violence, mais Davos est soporifique et mal écrit. En fait, c’est toute cette saison qui est d’un ennui mortel. Sorti peu avant Daredevil saison 3, c’est dingue de voir la différence de niveau écrasante entre ces deux séries.

Jessica Jones saison 2 (2018)

Rien à sauver, j’ai constamment accéléré la vitesse de lecture pour me débarrasser de cette purge aussi vite que possible. Les autres séries avaient quelques temps morts, mais là c’est une saison entière consacrée à du temps mort. Sans Kilgrave pour porter la série, on se retrouve avec uniquement du remplissage sans intérêt.


J’aurais envie de dire que ces séries ont bénéficié d’un bon départ et puis elles sont rapidement devenues ennuyeuses et inutiles, sans doute sorties trop vites, mais la dernière saison de Daredevil vaut le coup d’œil à elle seule. Il est d’ailleurs possible de se contenter de Daredevil saison 1 puis de passer directement à Daredevil saison 3 sans être trop perdu, donc foncez si vous ne l’aviez pas encore regardée.

Netflix va terminer avec une troisième saison de Jessica Jones et puis s’arrêter là pour ne pas faire de la pub à son concurrent Disney, et donc pas mal de ces héros vont avoir leur histoire laissée en plan. Notamment Iron Fist dont la deuxième saison se termine de manière particulièrement ridicule ! J’aurais bien aimé un peu plus de gravité et de morts dans les personnages principaux et secondaires, d’autant qu’on vit à une époque où la série Game of Thrones est passée par là.

Les commentaires sont fermés.